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Dim, 16 Mai 2021

//-- Dossier Politique

Le gouvernement doit convoquer des assises de la sécurité à Mayotte et les représentants de l’Etat dans les communes se mobiliser selon Mansour Kamardine.

[ Le baromètre de Mayotte ] Le Député Mansour Kamardine - Délinquance et insécurité à Mayotte : Le gouvernement doit convoquer des assises de la sécurité à Mayotte et les représentants de l’Etat dans les communes se mobiliser. Dimanche 23 février au matin, un policier a mortellement blessé un individu à Mamoudzou lors d’une intervention lors de laquelle l’agent des forces de l’ordre invoque la légitime défense pour sauver quelqu’un dont la vie était menacée. Des émeutes ont de nouveau éclaté dans la soirée à Kawéni, prenant pour prétexte l’intervention matinale, pour agresser, dégrader, piller et s’en prendre aux forces de l’ordre. Depuis des mois, la sécurité publique à Mayotte se dégrade et s’accompagne d’une inquiétante augmentation de la violence. Depuis des mois, les forces de l’ordre sont harcelées et font face à des guet-apens tendus par des émeutiers qui cherchent la confrontation. Depuis des mois j’interpelle le gouvernement sur la nécessité de renforcer les moyens humains et matériels pour faire face à la situation et sortir les forces de l’ordre d’une trop longue période de sur-mobilisation. Depuis des mois, le gouvernement et le ministre de l’intérieur demeurent inertes, les bras ballants. Ce n’est plus tolérable. Depuis des mois, à Mamoudzou, le maire, représentant de l’Etat dans la commune, se terre et se tait. Ce n’est plus acceptable. Il lui appartient également de se mobiliser et d’interpeler l’Etat afin de coordonner, autour des actions de sécurisation des forces de l’ordre, ses services pour faire face à ce qui s’apparente de plus en plus à une guérilla urbaine. Le gouvernement doit convoquer – je les réclame depuis septembre 2019 - des assises de la sécurité à Mayotte associant des acteurs locaux afin de juguler, ensemble, la situation, notamment en ce qui concerne le phénomène de bandes violentes de jeunes gens. La sécurité des personnes et des biens ne se négocie pas, ne s’ignore pas, ne se méprise pas. Elle est une compétence régalienne, une impérieuse nécessité, une condition incontournable de la vie en société et de la démocratie, y compris à Mayotte./.

Le gouvernement doit convoquer des assises de la sécurité à Mayotte et les représentants de l’Etat dans les communes se mobiliser selon Mansour Kamardine.

Le député de Mayotte Mansour Kamardine revient sur la Délinquance et insécurité à Mayotte : Un dangereux et méprisant déni de réalité.

[ Baromètre de Mayotte] - Le député de Mayotte Mansour Kamardine revient sur la Délinquance et insécurité à Mayotte : Un dangereux et méprisant déni de réalité. Regain de violence en milieu scolaire depuis la rentrée, terreur créée par les bandes qui écument nos quartiers, multiplication des actes barbaries, comparaison de l’insécurité à Mayotte avec celle d’un des départements les plus tranquilles de France, satisfaction des résultats, détournement de l’attention sur la responsabilité des familles et des élus : l’Etat commet une double faute, un dangereux et méprisant déni de réalité. C’est pourquoi il m’apparaît nécessaire de rappeler publiquement que :   - La sécurité publique est une compétence régalienne ; - Il appartient à l’Etat d’assurer la sécurité des biens et des personnes ; - La situation d’échec en la manière depuis 6 mois devrait conduire à privilégier l’action à la communication ; - La « méthode Coué » n’entraînera aucune amélioration de la sécurité.   En réalité, s’il y a bien une baisse notable des vols et ainsi que des progrès sensibles en matière d’expulsion (revenues au même niveau que lors de la présidence Sarkozy), dont il faut féliciter les forces de l’ordre, la situation sécuritaire se dégrade :   - La violence infligée aux victimes lors des vols est de plus en plus importante ; - Le phénomène de bandes violentes fait tache d’huile en zone urbaine et hors zone urbaine ; - Le nombre de délits est minimisé par l’omission des délits d’infraction constatée au regard du droit de séjour (une bagatelle de 27 000) ; - Nos enfants partent de nouveau à l’école la boule au ventre. En ne respectant pas l’engagement numéro 4 du plan de sortie de crise du gouvernement pour l’avenir de Mayotte de mai 2018 qui prévoit la publication des statistiques de la délinquance tous les 3 mois, l’Etat tend à donner corps à l’adage selon lequel « on peut faire dire ce que l’on veut aux chiffres ». Mais concentrer son analyse statistique sur le comparatif 2019/2017 et écarter l’année 2018 alors que le biais statistique de l’année 2018 concerne principalement les délits d’infraction au regard du droit de séjour et non les autres crimes et délits, ne suffit pas à masquer l’explosion de la délinquance depuis 6 mois.   Or il est impossible que l’Etat prenne les mesures nécessaires au rétablissement de la sérénité publique sur la base de l’actuel déni de réalité qui est vécu comme un véritable mépris d’Etat par les victimes, leurs familles et la population.   C’est pourquoi je propose de nouveau l’organisation d’assises de la sécurité à Mayotte qui permettraient de mettre l’ensemble des acteurs autour de la table pour trouver des solutions globales et pérennes. Je demande également l’augmentation sensible des moyens humains et matériels pour lutter contre l’insécurité, moyens qui sont notoirement insuffisants à Mayotte et sur-mobilise une partie des forces de l’ordre (il y a 3 fois moins de gendarmes ou de policiers par habitant à Mayotte que la moyenne nationale).   Mayotte n’a pas besoin d’un gouvernement en campagne électorale permanente, Mayotte a besoin d’un gouvernement efficace et à l’écoute des Mahorais./.

 Le député de Mayotte Mansour Kamardine revient sur la Délinquance et insécurité à Mayotte : Un dangereux et méprisant déni de réalité.

Le Député Mansour Kamardine interpelle le gouvernement sur l'Etat de droit à Mayotte

Il est nécessaire d'édifier un véritable Etat de Droit à Mayotte et de renforcer l'ensemble des structures et des moyens de la Justice, Justice qui est  des 2 piliers, avec les Forces de l'Ordre, assurant la sécurité des personnes et des biens sur le territoire. Service public de la justice à Mayotte Mme la présidente . La parole est à M. Mansour Kamardine, pour exposer sa question, no 939, relative au service public de la justice à Mayotte. Mansour Kamardine . Madame la garde des sceaux, la justice demeure, à Mayotte, une institution reléguée. Le développement de la société locale et son appétence pour une véritable démocratie nécessitent en effet amplement, d'une part, la montée en puissance des moyens humains et matériels d'un tribunal administratif capable de faire face au développement exponentiel de l'activité juridictionnelle et, d'autre part, la création d'une cour d'appel de plein exercice pour rapprocher la justice du justiciable. En outre, Mayotte est, à ma connaissance, la seule région de France où la justice n'est pas propriétaire de ses propres locaux. Ces considérations imposent, dans le but de construire le véritable État de droit auquel tout citoyen aspire, y compris dans les collectivités d'outre-mer, l'adoption d'un véritable plan de développement de la justice à Mayotte, cent unième département français. C'est pourquoi je vous demande très simplement si vous envisagez, et selon quel calendrier, premièrement de faire de la chambre détachée de la cour d'appel de La Réunion à Mayotte une cour d'appel de plein exercice, deuxièmement de développer les moyens humains et matériels du tribunal administratif par la création d'un tribunal administratif propre à Mayotte, troisièmement de construire un palais de justice sur l'archipel et quatrièmement d'y créer des études d'huissiers et de notaires, de façon à ce que les justiciables aient accès à leur juge, à leur huissier ou à leur notaire, lorsqu'ils ont besoin d'eux. Vous savez sans doute mieux que moi que le Conseil constitutionnel a déclaré non conforme à la Constitution l'article 706-71 du code de procédure pénale. Vous le maintenez, dans une autre version, à Mayotte et refusez qu'il soit abrogé. Or, là comme partout ailleurs, nous avons besoin d'un État de droit. Mme la présidente . La parole est à Mme la garde des sceaux, ministre de la justice. Mme Nicole Belloubet , garde des sceaux, ministre de la justice. La justice à Mayotte et l'accès à la justice des Mahorais constituent pour nous une réelle préoccupation. Je me rendrai d'ailleurs très prochainement à Mayotte pour dialoguer avec les instances et les élus. Vous m'interrogez non pas sur un, mais sur quatre sujets relatifs à la justice. Mansour Kamardine . C'est une question globale. Mme Nicole Belloubet , garde des sceaux. C'est bien ainsi que je l'entends. Concernant tout d'abord la création de la cour d'appel, Mayotte est dotée, depuis 2011, d'une chambre d'appel détachée de la cour d'appel de Saint-Denis de La Réunion, installée à Mamoudzou. Elle a pleine compétence en matière civile et pénale et offre, pour cette raison, aux justiciables mahorais une justice d'appel de proximité et de qualité. Cette organisation me semble satisfaisante puisque le volume des affaires traitées chaque année par la chambre d'appel de Mayotte me paraît trop faible, par rapport aux cours existantes, pour envisager sa transformation en cour d'appel. À titre d'exemple, dans le domaine civil, le volume des affaires traitées en 2018 représente 22 % à 26 % de l'activité civile des plus petites cours d'appel existantes. S'agissant du développement des moyens humains et matériels du tribunal administratif, à la fin de l'année 2019, seuls quatorze dossiers remontant à plus de deux ans restaient à traiter, soit 1 % du stock global de la juridiction. Le délai moyen constaté de jugement des affaires par le tribunal administratif est d'un peu plus d'un an. Il est inférieur, de près de trois mois, à la moyenne nationale des tribunaux administratifs. Les Mahorais bénéficient donc, me semble-t-il, d'une justice administrative de qualité. Néanmoins, le greffe sera renforcé par la création d'un poste supplémentaire. Un poste de magistrat sera également créé. Concernant la construction d'un palais de justice à Mayotte, j'ai confié à l'Agence publique pour l'immobilier de la justice la réalisation d'études préalables pour la construction à Mamoudzou d'un nouveau palais de justice qui regroupera la chambre détachée de la cour d'appel, le tribunal judiciaire, le tribunal du travail et le tribunal mixte de commerce. Des recherches foncières pour la bonne réalisation du projet ont déjà été engagées. Pour ce qui est de la création d'études d'huissiers de justice et de notaires à Mayotte, les bureaux annexes semblent la voie la plus pragmatique pour développer ce service public. Je précise que Mayotte a bénéficié très récemment de l'ouverture d'un bureau annexe attaché à un office de notaire de Saint-Pierre, de l'ouverture d'un bureau annexe attaché à un office d'huissier de justice de Saint-Denis, de l'ouverture d'un office de greffier de tribunal de commerce. Enfin, l'ouverture d'un bureau annexe supplémentaire attaché à un office d'huissier de justice de Saint-Denis est envisagée prochainement. Mme la présidente . La parole est à M. Mansour Kamardine. Mansour Kamardine . Vous comprendrez que je ne peux pas me satisfaire de votre réponse, madame la ministre. Je ne pense pas, en effet, que nous ayons la même appréhension du terrain. Vous avancez des chiffres alors que je vous parle de ce que je vis. Vous n'êtes pas sans savoir que quand un justiciable de Mayotte fait appel devant la chambre de l'instruction ou doit se rendre devant la cour d'assises d'appel, il est obligé d'aller à La Réunion, à ses frais. Je le vis en tant qu'avocat ; bien sûr, cela ne correspond pas forcément aux notes que l'on vous rédige. Le temps nous est compté, alors je vous le dis franchement : je m'attendais de votre part à autre chose même si je sais bien que, dans laMacronie, il est très difficile d'obtenir des réponses satisfaisantes aux questions posées par l'opposition. Les offices de notaires et d'huissiers auxquels vous faites allusion sont à La Réunion et donc, quand on cherche un huissier, il faut souvent attendre, à Mayotte, la semaine suivante car ils viennent par intermittence. Le tribunal administratif de Mayotte a un volume d'affaires à traiter beaucoup plus important que celui de La Réunion. Or les magistrats sont toujours à La Réunion et jamais à Mayotte. En effet, à Mayotte, ils subissent l'insécurité ; on ne peut pas les loger. Et il en va de même pour la cour d'appel. Avant la départementalisation, Mayotte disposait d'un tribunal supérieur d'appel, c'est-à-dire d'une cour d'appel complète. Nous sommes donc en pleine régression ! Et si le nombre de saisines diminue, c'est parce que les gens se découragent : ils n'ont pas de juge sous la main et ne veulent pas aller à La Réunion. Pourquoi maintenir en vigueur à Mayotte l'article 884 du code de procédure pénale, alors que le Conseil constitutionnel l'a déclaré non conforme à la Constitution pour le reste du territoire national ? Tout simplement parce que vous ne voulez pas engager des moyens supplémentaires et nommer à Mayotte des magistrats au service de l'État de droit. Or, madame la garde des sceaux, nous avons besoin d'un État de droit à Mayotte. Mme la présidente . La parole est à Mme la garde des sceaux. Mme Nicole Belloubet , garde des sceaux. Je répondrai d'autant plus brièvement que je ne souhaite pas vous contredire, monsieur le député. J'entends simplement préciser que la création d'un bureau annexe pour les huissiers comme pour les notaires remplit exactement les mêmes fonctions que la création d'un office. La réponse paraît donc ici tout à fait adaptée. En outre, si, en effet, la chambre de l'instruction est toujours à La Réunion, pour la cour d'appel, la visioconférence est un moyen qui peut toujours être employé pour répondre au souci que vous venez d'exposer. Enfin, je me rendrai moi-même à Mayotte où j'aurai le plaisir d'engager le dialogue avec vous et d'envisager concrètement la manière dont nous pouvons traiter tous ces sujets.

Le Député Mansour Kamardine interpelle le gouvernement sur l'Etat de droit à Mayotte

Baromètre de Mayotte - la tribune de Mansour Kamardine publiée ce jour dans le dossier consacré par « La revue du ]trombisnoscope » à la croissance bleue

L’OUTREMER ET SES ESPACES MARITIMES NÉCESSITENT UN RENFORCEMENT CONSTITUTIONNEL La France est potentiellement la 1ère puissance maritime mondiale. Présents dans les hémisphères Nord et Sud des trois océans, nous possédons le 1er domaine sous-maritime mondial et sommes à quasi égalité avec les États-Unis en matière de zone économique exclusive. En outre, nous demeu­rons un grand pays en matière de recherche, de transport, de production énergétique, d’agriculture et de pêche, de tourisme et de biotechnologie. Aussi, la France a-t-elle vocation à valoriser dans la compétition mondiale ses potentialités en matière de croissance bleue et plus encore en matière de croissance « émeraude », c’est-à-dire en matière de croissance bleue et verte, durable et écoresponsable. Or, plus des deux tiers de notre domaine maritime est situé en Outre-mer. Les territoires ultramarins sont donc les fers de lance de l’insertion économique dans les bassins maritimes et de notre capacité à entraîner nos partenaires internationaux vers un développement durable compatible avec la préservation de la biodiversité et la lutte contre le réchauffement climatique. Nonobstant l’urgence de passer des discours aux actes en matière de croissance bleue et de développement durable des Outre-mer, il est également nécessaire de renforcer institutionnellement les territoires ultramarins et leurs espaces maritimes. En effet, le territoire national et nos espaces maritimes sont des éléments indissociables de la souveraineté, de la puissance et du rayonnement de la France. Il importe donc que la Constitution leur confère une protection particulière, notamment contre les visées séparatistes ou les revendications étrangères, auxquels des gouvernants peuvent parfois céder. Tel est ainsi le cas à propos des îles dites « Éparses » de l’océan Indien, pour lesquelles des projets de « cogestion » ont même été signés dans le cas de l’île de Tromelin et pourraient l’être demain concernant l’ensemble du 5ème district des Terres australes et antarctiques françaises. Il est particulièrement anormal que le droit afférant aux territoires et espaces maritimes ultramarins ne soit pas suffisamment encadré pour garantir la sécurité et la sérénité de leur appartenance à la France. Comme le précédent de Mayotte l’a amplement montré depuis quarante-cinq ans, le droit de nos compatriotes à demeurer Français n’est pas suffisamment protégé contre d’éventuelles manoeuvres liées à un contexte diplomatique hostile. Il importe donc de consacrer au niveau constitutionnel plusieurs principes. En premier lieu, la Constitution devrait comporter la dénomina­tion précise des composantes du territoire national, notamment de l’ensemble des territoires ultra-marins, y compris des territoires inhabités comme Clipperton ou les Terres australes et antarctiques françaises. En second lieu, toute modification substantielle de la composition du territoire national résultant d’une cession devrait être précédée d’une révision de la Constitution. Par ailleurs, les espaces maritimes devraient être définis par une loi organique. Cela conduirait le Conseil constitutionnel à s’assurer que les conditions essentielles d’exercice de la souveraineté nationale ne sont pas affectées et qu’une majorité réelle absolue est constituée à l’Assemblée nationale en cas de désaccord avec le Sénat et pour le cas où un gouvernement s’engageait dans des arrangements diplomatiques contraires à nos intérêts. De plus, pour éviter la conclusion par la France d’engagements internationaux de cogestion des territoires, cas de figure sur lequel la Constitution est muette, il devrait être prévu qu’aucun engagement international ne peut accorder à un État des droits de cogestion sur l’un des territoires et espaces maritimes ultramarins. Enfin, la transparence de l’action diplomatique de l’État doit être renforcée en matière de négociations portant sur les territoires et les espaces maritimes. Il conviendrait donc de compléter la Constitution afin que le Parlement soit informé de l’engagement de négociations portant sur les territoires et espaces maritimes. La nécessité de sécuriser nos espaces, condition d’établissement d’une stratégie durable de croissance bleue, m’a conduit avec une trentaine de députés issus de différents groupes politiques à déposer une proposition de loi constitutionnelle visant à renforcer la pro­tection.

 Baromètre de Mayotte - la tribune de Mansour Kamardine publiée ce jour dans le dossier consacré par « La revue du ]trombisnoscope » à la croissance bleue

Le 10 février 2019 - Adoption du rapport sur les retraites outremer et préconisations.

Examen du rapport par la délégation aux Outre-mer Les 17 recommandations formulées concernent Mayotte et 7 sont spécifiques à Mayotte. Elles feront l’objet d’amendements qui seront défendus lors de l’examen du projet de loi. La délégation aux Outre-mer a examiné lundi 10 février le rapport de la mission conduite par mes collègues Letchimy Panonacle et moi-même et l’a adopté à l’unanimité moins une abstention. En tant que co-rapporteur, en visio-conférence depuis Mayotte après une semaine intensive d’auditions et de concertation à Paris, j’ai notamment rappelé : l’opposition de l’ensemble des syndicats ultramarins à la réforme des retraites, marqué le devoir de solidarité et d’humanité de la Nation à l’égard des habitants des Outre-mer compte-tenu de la forte précarité et pauvreté des habitants, mais également les freins maintenus depuis trop longtemps à l’égalité sociale réelle à laquelle les Mahorais en particulier ont droit. 17 recommandations, qui feront toutes l’objet de propositions d’amendements lors du vote du projet de réforme des retraites ont été formulées. Elles concernent toutes Mayotte et 7 d’entre-elles sont spécifiques à Mayotte. A cet égard je m’en félicite et remercie mon collègue Letchimy d’avoir appuyé toutes mes propositions. Il s’agit concernant spécifiquement Mayotte de : 1/ Accélérer la durée de convergence des droits sociaux 2/ Aligner le plafond de la sécurité sociale à Mayotte sur le droit commun 3/ Appliquer le code de la sécurité sociale à Mayotte 4/ Relever le taux de la sur rémunération appliquée à Mayotte avant toute réforme 5/ Elargir l’accès à la retraite complémentaire à Mayotte avant toute réforme avec un volet de rachat de droit adapté à la situation de pauvreté monétaire 6/ Mettre en place un comité de négociation et de suivi associant les acteurs sociaux locaux et les parlementaire mahorais pour l’élaboration d’éventuelles ordonnances concernant Mayotte. Il s’agit concernant l’ensemble des Outre-mer de : 1/ Etablir la liberté de choix individuel des fonctionnaires dans le taux de sur rémunération qui ferait l’objet d’une cotisation salariale 2/ ou la prise en charge à 100% des cotisations salariales par l’Etat sur 100% de la sur rémunération 3/ La mise à disposition pour les salarié d’un simulateur de calcul de retraite 4/ Le maintien de la bonification « tiers DOM » 5/ Le rachat à faible coût des droits pour les agriculteurs ultramarins 6/ La prise en compte des périodes de travail informel 7/ L’exclusion de l’habitation principale du recouvrement sur succession de l’ASPA 8/ Développer la publicité de l’aide sociale ASPA qui est inconnue de nombreux ultramarins 9/ Augmenter le seuil de recouvrement sur succession de cette allocation 10/ La mise en place d’un comité de négociation et de suivi de l’élaboration d’éventuelles ordonnances./.

 Le 10 février 2019 - Adoption du rapport sur les retraites outremer et préconisations.

Municipales 2020 : À Mayotte, un candidat agressé placé sous coma artificiel, son pronostic vital engagé

Midiar Boinaïdi Djadjou, candidat sans étiquette aux élections municipales de Dembéni à Mayotte, a été violemment agressé par un groupe de jeune d’un village voisin, à la sortie d’une réunion publique.  L’agression a eu lieu dans la nuit de dimanche à lundi, précise le procureur. Midiar Boinaïdi Djadjou a été évacué par avion à La Réunion lundi après-midi et placé sous coma artificiel. « Son pronostic vital est engagé », a affirmé un des proches du candidat au Journal de Mayotte. Le candidat à Dembéni s’est retrouvé dans sa voiture encerclée par une vingtaine de jeunes originaires du village de Tsararano alors qu’il sortait d’une réunion publique dans la nuit de dimanche à lundi. Midiar Boinaïdi Djadjou a reçu une boule de pétanque dans le dos avant de tomber par terre. Puis, il a été frappé à coups de pied et de chombo (coupe-coupe). « Ce n’était pas beau à voir, je ne l’ai pas reconnu. Il se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment », affirme l’un de ses concurrents politiques et néanmoins ami Soyfoudine Mlamali, qui lui a rendu visite à l’hôpital avant son évacuation sanitaire à La Réunion. Cette agression intervient alors que depuis une semaine, des affrontements entre bandes de Dembeni et Tsararano ont lieu tous les jours, semant la terreur chez les habitants. Soyifoudine Mlamali 2020 Je suis profondément choqué par l’extrême violence qu’a subi ma commune ces derniers jours. Des maisons et des voitures ont été saccagées et brûlées. Des bus scolaires ont fait une énième fois l’objet de caillassage. Le lycée de Tsararano a fait une nouvelle fois l’objet d’intrusion. Mon ami et frère Midiar Boinaïdi Djadjou a été sauvagement agressé. Nos enfants sont extrêmement choqué. Mes pensées ce matin vont à la population de la commune de Démbéni en particulier aux sinistrés de ces derniers jours. Il est plus qu’urgents qu’on cherche tous ensemble des solutions efficaces à cette monté de violence. Hier soir ce n’était pas des jeunes qui ont mis à feu et à sang ma commune, mais des terroristes. Et je pèse mes mots ! # Plus_jamais_ça  !  # Bassi_ipvo Lundi après-midi, quarante gendarmes sont intervenus pour disperser des bandes qui se battaient devant le lycée de Tsararano. Et des déviations ont obligé les automobilistes à éviter le secteur. L’usage de grenades lacrymogènes a été nécessaire pour rétablir la circulation sur la RN2 en début de soirée. Aucune interpellation n’a pu être réalisée. Mais le parquet compte sur les témoins présents qui ont également été blessés pour donner les informations nécessaires à l’identification des agresseurs. « Personne n’est à l’abri de la crise sécuritaire qui secoue notre île. Nous vivons tous dans la peur et l’État faillit à sa mission régalienne de paix et de sécurité », a rappelé le collectif des citoyens de Mayotte. Début 2018, une crise sociale importante avait paralysé l’île, principalement pour dénoncer l’insécurité. Collectif Intersyndicale de Mayotte  est avec Jess Fletcher et 9 autres personnes.   Le Collectif des Citoyens de Mayotte envoie tout son soutien et ses prières à Midiar Boinaidi Djadjou qui se bat pour sa survie. La tragédie qui frappe ce candidat aux élections municipales rappelle la crise sécuritaire qui secoue notre île: personne n'est à l'abri, nous vivons tous dans la peur et l'Etat faillit à sa mission régalienne de paix et de sécurité. Depuis le mouvement social du printemps 2018, voilà 2 ans que nous regardons les autorités gesticuler sans aucun autre résultat que des déclarations sans effet comme la dissertation du chef de la Gendarmerie sur la "parentalité" à Mayotte ou le discours d'une vacuité abyssale "La France c'est la sécurité" du président Macron en visite sur notre île ou encore le tourisme du ministre de l'Intérieur Castaner venu à deux reprises constater combien la situation empire en dansant au son des mbiwis dans les bidonvilles ... Mayotte meurt de cette insécurité qui nous terrorise. De ces jeunes ultra violents laissés en liberté. Et nous sommes fatigués d'appeler à l'aide sans être entendus. Notre colère gronde. Ra Hachiri Département de Mayotte ℹ️   🚨  [ DIVERS : Agression d'un élu ]  🚨 ℹ️ Au lendemain de l'agression d'un candidat aux élections municipales de Dembeni, Midiar Boinaisi Djadjou, le président du conseil départemental de Mayotte Soibahadine Ibrahim Ramadani fait part de sa consternation et exprime sa solidarité totale avec le candidat blessé auquel il souhaite un rétablissement rapide. "Rien ne saurait justifier de tels agissements hélas trop fréquents" déplore le président.

Municipales 2020 : À Mayotte, un candidat agressé placé sous coma artificiel, son pronostic vital engagé

AGIR ENSEMBLE dit NON A LA CHASON de Mikidache

[ Réaction du groupe AGIR ENSEMBLE suite à la sortie d'une chanson dédiée par Mikidache Daniel en date du 25 janvier 2020 : AGIR ENSEMBLE dit NON A LA CHASON ] Suite à une demande d'autorisation de diffusion formulée par la Direction Chiconi FM ce jour auprès du Groupe AGIR ensemble, voici la version des faits de leur Directeur de campagne : "Bonjour, moi directeur de campagne de la liste Agir ensemble, conduite par Mohamadi, nous souhaitons pas la diffusion d une chanson faite sans notre accord par Mikidache. Cette chanson n’est pas la notre. Elle n’engage que Mikidache et pas notre mouvement.Merci de ne pas la diffusée.". "La chanson produit par Mikidache Daniel, n’est pas la chanson officielle en soutient à la candidature de la liste Agir Ensemble dont la tête de liste est Mohamadi Madi Ousseni. Cette chanson n’engage ni Mohamadi MADI OUSSENI ni son équipe de soutient. C’est l’initiative solitaire de Mikidache. Cette chanson ne doit pas brouiller notre message, engageons nous,AGISSONS POUR SOHOA ET CHICONI." Un non franc et massif. C'est ainsi que Le mouvement AGIR ENSEMBLE a répondu à Mikidache Daniel, qui lui demandait de se rapprocher des autres Partis pour les municipales à Chiconi.

AGIR ENSEMBLE dit NON A LA CHASON de Mikidache

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Dans le cadre des Journées Nationales de l'Architecture coordonnées par la Direction des Affaires

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